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Publication d'articles sur Musiques en vrac

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1 commentaires:

mathius shadow-sky a dit…

Le gouvernement français et son Administration continus son offensive contre la création musicale

Nous savons tous que la concurrence musique populaire contre musique savante est un faux débat pour les musiciens qui tous naviguent dans la musique (ou le devraient). Cette distinction vient de l'hostilité socio-économique : la musique populaire vit (vivait) de l'industrie du disque (de l'argent privé), au contraire la musique savante vit des subventions de l'Etat (de l'argent public de l'Etat que l'Administration gouverne). Socialement, la musique savante (classique, mais pas contemporaine) représente et est soutenue par la bourgeoisie élitiste (orchestre symphonique et opéra classique) et la musique populaire par le peuple : c'est un stéréotype entretenu par la domination économique de l'exploitation des masses qui est faux. La musique en France conformément à son financement joue plus le rôle de porte-drapeau socio-politique que de passion sensible et individuelle sinon elle n'aurait pas besoin de financements. La nomination d'une chanteuse pop à la Villa Medicis est une provocation du gouvernement français pour déstabiliser le monde de la musique disant : « nous soutenons les musiques qui alimentent le « néolibéralisme » ou l'hégémonie financière des oligopoles de la culture du divertissement et qui justifie la loi Hadopi : « ceux qui ne payent pas nous volent et seront punis » (sic) : les musiques qui n'entretiennent pas la finance ne nous intéressent pas » (dans la continuation de la politique culturelle). Une autre manière de dire : il n'y aura plus de subvention pour les musiques contemporaines (il n'y en a jamais eu pour les musiques expérimentales). L'épouse du président de la République n'est-elle pas une chanteuse pop ? « et chacun sait que la culture est un peu le domaine réservé de l'épouse du président »... Qui croit encore vivre dans une démocratie ? Nous avons pu constater qu'institutionnaliser la musique c'est l'auto-détruire dans une normalisation de « bon goût » que cultive la routine (l'ennui) et qui a déçu ses rêves d'émerveillements et « technologiques ». Les instituts de recherche en France pour la musique savante (contemporaines ou électroacoustiques) n'ont avorté depuis les années 80 que d'un conformisme salarié : un barrage à l'originalité, à l'audace et à l'espièglerie où le sérieux « à la recherche de l'inouï, du sublime et de l'émotion », c'est confronté aux maîtres des lieux (contrairement aux avant-gardes indépendantes) : ces instituts pour la musique ont favorisé la prise de pouvoir de petits empereurs qui règnent en despote et qui protègent plus leur règne qu'ils ne servent la création musicale originale et audacieuse. La Villa Medicis reste une institution élitiste à dépoussiérer qui ne correspond plus aux besoins de la création musicale originale non conventionnelle d'aujourd'hui. Les commissions de sélection ségrégationnent suivant leur propre goût de personnes évoluant dans des postes administratifs réservés à une couche sociale élue et ne peuvent en aucun cas avoir une idée de la création musicale qui à priori les dérange. Il est temps sans doute que le monde musical ne joue plus le jeu de la concurrence, de l'hostilité, du mépris, de l'ignorance et des privilèges. De plagier le comportement égoïste du système néolibéral de l'hégémonie politico-économique dans lequel nous vivons, car il ne correspond pas aux valeurs de la musique ni des arts : de générosité et de don de soi. Il est temps d'arrêter d'attendre de l'argent de l'hégémonie étatique ou privé qui a plongé les arts dans l'insignifiance et la médiocrité de la soumission s'en servant comme prétexte décoratif à des spéculations mondaines.

Mathius Shadow-Sky
(compositeur, performeur né à Paris en 1961, fier de 31 ans de carrière sans s'être vendu)
http://centrebombe.org
http://myspace.com/mystershadowsky